- Photo page accueil : cœur de l'église de Saint-Avé.

          Retour après un long temps de silence.

Notre vie a changé de rythme et de manière d’être depuis cette période très difficile que nous avons vécue et continuons de vivre. Un moment où tous et toutes sommes atteints au plus profond de notre être, faisant l’expérience de la faiblesse humaine et de notre finitude. Ainsi percevons-nous notre dépendance vis-à-vis d’un Plus Grand que nous qu’est Dieu. L’égalité et la solidarité entre tous les peuples de la terre sont alors à envisager étant donné que tous, nous sommes devenus des victimes exposées à la même pandémie du coronavirus qui fait des ravages et dont Dieu seul peut nous épargner.
Le confinement a engendré le stress, le trouble, la panique dans les cœurs, voire un traumatisme. Mais il a également été à l’origine de la séparation pour certains couples. Que la Sainte Famille intercède non seulement pour eux mais aussi pour leurs enfants et belles-familles afin qu’ils trouvent dans le Seigneur soutien et réconfort.
L’épreuve de la mort durant cette période n’est pas à négliger, avec une douleur plus accrue du fait de la limitation des participants aux célébrations des obsèques dans nos églises. C’est ici le lieu pour moi de témoigner au nom de l’Église, de nos deux paroisses et en mon nom personnel de notre profonde proximité spirituelle à toutes les familles éplorées en vous rassurant de nos prières pour la béatitude éternelle de nos proches dont les obsèques ont eu lieu durant le confinement et des autres défunts, amis et membres de nos familles.
Toutefois, signalons la présence d’éléments positifs comme l’amélioration de nos relations avec nos semblables : attention et prise de nouvelles de nos voisins, halte pour saluer ou échanger un mot de réconfort avec une personne que l’on rencontre sur le chemin, lutte contre l’individualisme qui battait son plein, proposition de services aux personnes âgées ou qui vivent la solitude. C’est aussi ici que nous avons éprouvé la nécessité de la messe en assemblée, en Église-famille avec la présence et la participation de toute la communauté. C’est une grâce pour nous de les avoir. Soyons attentifs à nos proches et développons une vie de plus en plus fraternelle dans nos paroisses mais aussi dans la société en recherchant la paix et le bonheur pour l’humanité entière. Vivons pleinement nos célébrations eucharistiques.
Le Seigneur nous invite à naître de nouveau et à donner à notre vie une orientation nouvelle tournée vers l’essentiel contenu dans la Parole de Dieu et dans l’enseignement de notre Mère, l’Église. Que nous ayons repris la célébration des messes avec la participation physique des fidèles dans nos églises le Jour de la Pentecôte (descente du Saint Esprit sur les Apôtres et naissance de l’Église) n’est pas du hasard. C’est un signe et une interpellation de Dieu.
Comment entendons-nous mener notre vie dans la société et au cœur de notre Église-famille ?
Quelles sont les résolutions que nous tirons de cette pandémie planétaire du coronavirus et comment envisageons-nous désormais œuvrer pour lutter contre les considérations qui nuisent à la dignité de l’être humain et de tout être humain ?
Pensons-y et laissons notre cœur entendre la voix de notre Créateur et Sauveur nous parler. Laissons les vertus de courage, de force, de persévérance, de charité et d’espérance nous habiter et nous conduire sur le chemin de la foi, à la suite du Christ, Vainqueur de la peur et de la mort pour mieux vivre ce nouveau départ.
Bonne année pastorale à tous et à toutes.

Père Ephrem LALEYE Recteur de Saint Avé et Meucon